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À Ousmane Sonko et aux Sénégalais (Par Amadou Baïdy Fall, Professeur des Université, Paris, militant démissionnaire)

Rapporte Direct28.com .C’est dans le sang d’un cœur meurtri que je trempe ma plume pour m’adresser à un homme que j’ai aimé et adulé, mais aussi à mes chers compatriotes sénégalais. Nous venons de sortir de moments très sombres de la vie de notre pays, qui ont vu mourir onze personnes parmi la population et des milliards de francs partis en fumées à l’occasion de manifestations d’une rare violence. Qui pour en porter le chapeau ? A qui la faute ? Au lieu de tirer les leçons et d’assumer notre part de responsabilité, dans notre camp, on jubile et on crie victoire. C’est pathétique ! J’ai été sidéré de voir des frères et des sœurs, oubliant tous les jeunes décédés durant ces manifestations, se congratuler et s‘embrasser.

La goutte d’eau de trop a été de voir les femmes de Ousmane Sonko, haut perchées sur leur balcon, loin des théâtres des opérations, crier de joie de voir leur mari rentrer, oubliant tous ces parents dont les enfants vont passer la nuit dans des cercueils, bien au frais dans les tiroirs des morgues. Je me suis écrié : tout ça pour ça ! Il nous faut dans notre parti, le PASTEF, être véridique et se dire certaines vérités. Si Sonko était allé tranquillement répondre à la convocation du juge, tout ceci serait il arrivé ? Tout le monde dira NON à moins que l’on soit du coté des hypocrites. A travers cette affaire, je me suis rendu compte et définitivement, que Ousmane Sonko n’est pas un homme d’Etat et qu’il est loin de tout ce qu’il prône.

Avant lui, Abdoulaye Wade disait, je le cite : « je ne marcherai jamais sur des cadavres pour accéder au pouvoir » et joignant l’acte à la parole, il avait toujours accepté d’aller en prison pour que le sang des Sénégalais ne soit versé, même s’il avait la vérité avec lui. Combien de fois l’a t-il fait du temps de Abdou Diouf ? Et pourtant, en ces périodes, il avait tous les jeunes avec lui et qu’il lui suffisait de claquer le doigt pour que le Sénégal soit sens dessus dessous. Il ne l’a pas fait et cela ne l’a pas empêché d’être le troisième Président du Sénégal. C’est tout ce qu’on attend d’un homme d’Etat : savoir s’oublier pour l’intérêt supérieur de la nation.

Cela, Sonko n’en est pas capable. Il a préféré appelé au soulèvement, clairement lors de sa première sortie et de manière nuancée, lors de la seconde sur conseil de ses avocats. Au début de l’affaire, nous tous, ses souteneurs, jurions sur tous les toits, qu’Ousmane n’a pas mis les pieds dans ce sordide salon. Sordide, oui, car nous savons tous ce qui se passe dans ces lieux cachés dans les quartiers de Dakar. Nous le savons et Sonko le sait. Combien de fois nos télévisions ont fait des reportages sur la débauche en pratique dans ces salons ? C’est être malhonnête que de le nier. Nous tous avons été sonnés de l’entendre lui-même avouer, qu’il y a été. Qu’il le sache !

Même ceux qui ne lui disent pas ont été déçus de savoir qu’il fréquentait ce genre de salon. Il avance c’est parce qu’il était malade. Laissez-moi douter de l’existence de ce mal de dos. Ousmane nous a trouvé ici dans la diaspora. Il a fait près de six heures de vol assis dans un avion et à sa descente, l’homme était en forme pour quelqu’un qui souffre d’un mal aussi atroce. Je n’y crois pas un seul instant et personne n’ose lui demander des papiers attestant ce mal.

A Sonko, on commence à tout permettre. Personne n’ose prendre le contrepied de son argumentaire, sous peine de se voir abreuver d’insultes et de menaces. Où est la témérité légendaire de nos intellectuels et de nos journalistes ? On a l’impression qu’au Sénégal maintenant, il est interdit d’être intelligent et de se poser des questions ? Pourquoi personne n’ose demander à Ousmane Sonko s’il a eu ou non des rapports coupables avec Adji Sarr, d’autant que lui-même reconnaît avoir été massé…

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